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Sur le point de départ dans le travail de l'interprète, dans la même lettre adressée à un jeune pianiste de l'Afrique du Sud.

Quel est le point de départ ? Elle est faire de quelques lois fondamentales de la musique, parmi lesquelles les plus importantes sont, hélas, les plus négligées par les interprètes :
1. Le solfège et, plus particulièrement, le solfège rythmique
2. Accentuer les temps faibles (insister et souligner les temps accentués est l'une des plus grandes erreurs en musique, parce qu'il ne s'agit que d'un saut vers les temps faibles, n'ayant pas leur vrai poids) ;
3. Le fait d'ignorer les immenses ressources apportées par l'indépendance à la même main entre les différentes manières d'attaquer et les différents touchés, donc entre les différents timbres. En obtenant cette indépendance, l'interprétation acquiert un relief inattendu et l'interprétation du pianiste reflète la plasticité et la diversité de l'exécution orchestrale.

Celui qui n'a rien à se reprocher devant la pensée de l'auteur, peut jouer en toute liberté, comme une personne très bien élevée qui peut se permettre en société toute affirmation, toute attitude. Mais si par malheur, l'interprète ignore ou déforme les lois d'une œuvre, aucune contribution personnelle ne lui sera plus permise, aucune liberté, tout comme pour les êtres sans éducation, qui resteront toujours vulgaires, même quand ils s'interdisent la moindre liberté de langage ou attitude.

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