Le 10 février 1942 – récital à l'Athénée roumain. Au programme des œuvres de Haendel-Scarlatti-Ravel-Liszt-Brahms-Chopin.
Emanoil Ciomac, dans sa chronique musicale de la revue Timpul du 16 février 1942 :
« C'est le niveau raffinné d'un virtuose exceptionnel, cultivé et intelligent – qui à notre avis, retrouve ses affinités avec la musique du XVIIIe siècle et dans la musique moderne française. »
« C'est le niveau raffiné d'un virtuose exceptionnel, cultivé et intelligent – qui à notre avis, retrouve des affinités avec la musique du XVIIIe siècle et dans la musique moderne française.
Quand nous parlons du XVIIIe siècle, nous y intégrons la grandeur de Bach et de Händel, à côté de l'infinie grâce poétique de Scarlatti, compositeurs qui étaient au programme. Le premier avec une Chorale et une Sicilienne. Le second avec une Suite en ré majeur composée de Prélude, Fugue, Allemande, Courante, Air avec variations et Presto, toutes dans la même tonalité et dans le même style, ce qui a donné naissance à une certaine monotonie. Scarlatti avec trois majestueuses Sonates, et à la fin le Tombeau de Couperin de Maurice Ravel.
La Toccata a été en particulier merveilleuse, valorisée par le prodigieux mécanisme, par les crescendos d'un jeu cristallin et incisif, d'une intense lucidité et brillance. Les mêmes qualités rares dans les deux études de Liszt, surtout dans La Legierezza, puis dans les trois Intermezzi de Brahms, dans les trois études de Chopin, aussi brillants techniquement, mais plus froides dans leur expression. Plusieurs bis se sont rajoutés y compris les deux pièces de Bach, où le pianiste obtint les effets les plus émouvants, grâce à une simplicité sereine, et un sentiment de calme et concentration. Le public, de plus en plus animé, demandait toujours des bis, que le pianiste, offrait sans être fatigué par ses interprétations transcendantales, avec le plaisir et la modestie qui fait le charme de sa jeune personnalité – aujourd'hui finalement libérée. »