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Le récital donné pat Lipatti dans la capitale suédoise le 13 septembre 1943

Reflété dans la chronique parue dans le journal Afton tidningen de Stockholm, le 14 septembre 1943:
« S'il a été dit que Lipatti rappelle Rubinstein et parfois Horowitz, alors tout ce qu'il y avait de mieux a été dit. Ce n'est pas une exagération, mais il faut remarquer que cette double comparaison comporte uniquement des appréciations. Rubinstein et Horowitz sont deux pianistes très différents. »

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« S'il a été dit que Lipatti rappelle Rubinstein et parfois Horowitz, alors tout ce qu'il y avait de mieux a été dit. Ce n'est pas une exagération, mais il faut remarquer que cette double comparaison comporte uniquement des appréciations. Rubinstein et Horowitz sont deux pianistes très différents.

Le premier est l'adorateur du soleil musical qui brille avec force dans son interprétation. Le second fait preuve d'une fantaisie sentimentale très personnelle. Ressembler aux deux à la fois pourrait témoigner d'un manque d'équilibre interne. Lipatti a la force de granite Rubinstein – et possède la fantaisie stylistique de Horowitz. Il lui manque quelque chose pourtant. Peut-être s'agit-il de la personnalité ou mieux-dit de la force créatrice spirituelle – en un mot, l'unité. Lipatti peut être parfois plein de sentiment, qui manque complètement là où l'on s'attend le moins. C'est comme s'il craignait de se livrer entièrement. Mais Lipatti est sur une bonne voie. La technique phénoménale lui permet d'avancer sur ce chemin à grands pas : il ne lui reste qu'à s'engager dans cette voie, mais avec une attention spéciale pour la partie plus intime de son âme pour que la volonté et son expérience de vie puissent s'unir pour former une personnalité harmonieuse. »