Chroniques sur Lipatti
Sur le concert de l'Athénée du 12 octobre 1941, quand Lipatti a interprété le Concerto en ré mineur de Bach-Busoni
Chronique d'Emanoil Ciomac dans le journal Timpul, Bucarest, le 15 octobre 1941:
« Nous avons écouté un interprète qui a pénétré l'essence de la pensée, qui a su organiser intellectuellement les plans et les développements progressifs et qui a mis au service de la réalisation technique un mécanisme très complexe. M. Lipatti est beaucoup plus proche du style de Bach que de celui exigé par les œuvres de Beethoven ou de la plupart des romantiques. »
Romeo Alexandrescu réfléchissait, à son tour au concert du 12 octobre 1941 :
Dans Universul Literar :
« Concentration, individualisation sonore de chaque ton, recueillement expressif, probité artistique rare, mécanisme complètement dévoué à l’œuvre, et non-pas le succès purement du doigté ont dépeint plus clairement que jamais la taille du génie de Lipatti, qui ne s'éloignera jamais de la voie strictement musicale et artistique qu'il s'est forgée dans le monde du piano. »
En octobre 1941, la Philharmonie de Bucarest part dans une tournée européenne qui a visité Bratislava, Vienne et Sofia, avec Lipatti soliste du Concerto no. 20 en ré mineur de Mozart. Le chef-d'orchestre et violoniste bulgare Sașa Popov observait à l'occasion :
« Enfant et puis adolescent, j'ai écouté Busoni improviser, mais crois-moi, il n'était pas près du niveau de ce génial représentant de l'art roumain. »
Le chef d'orchestre suisse Paul Sacher dans le livre « Hommage à Dinu Lipatti », sur Dinu Lipatti et les émotions de la scène :
Le livre a été publié par la maison d'édition Labor et Fides de Genève, en 1952:
Le 10 février 1942 – récital à l'Athénée roumain. Au programme des œuvres de Haendel-Scarlatti-Ravel-Liszt-Brahms-Chopin.
Emanoil Ciomac, dans sa chronique musicale de la revue Timpul du 16 février 1942 :
« C'est le niveau raffinné d'un virtuose exceptionnel, cultivé et intelligent – qui à notre avis, retrouve ses affinités avec la musique du XVIIIe siècle et dans la musique moderne française. »